Hier soir les voisins fêtaient un anniversaire, chantait/criait jusqu’au trois heures du matin. Alors, j’ai décidé au lieu de lutter contre le bruit, j’en profiterai pour faire un peu de la recherche. Cet article sur l’effet filtre de Paris m’a beaucoup intrigué. Voici les points forts…

  • Un trajet sur trois passant par la Région parisienne ne s’y est donc pas stabilisé.
  • L’origine des trajectoires passant par la Région parisienne est à 58% extérieur à la région, c’est-à-dire que la majorité des Parisiens on vécu leur enfance en province.
  • L’âge moyen d’installation en Région parisienne des populations migrant vers la région est assez uniforme quand on considère l’ensemble des passages : 23-24 ans.
  • Le départ des provinciaux arrivés eux vers 22-23 ans se fait après 5 ans en moyen.
  • Les ruptures d’union sont plus fréquentes pour ceux qui ont vécu en Région Ile-de-France : elles touchent près de 20% des mariages contre moins de 15% pour ceux qui n’ont résidé qu’en province.
  • Les personnes qui ont passé au moins une partie de leur vie adulte en Ile-de-France ont une descendance significativement plus faible que celles qui ont toujours vécu en province.
  • La mobilité sociale apparaît globalement plus élevée chez les habitants de la Région parisienne que dans l’ensemble de la France, parce qu’elle est plus systématiquement ascendante.
  • Les hommes qui sont venus à Paris sont nettement moins souvent mariés ou remariés que ceux qui sont restés en province (77,4 % contre 86,3 %) ; les Parisiens se caractérisent par un célibat plus fréquent (13,3 contre 8,1 %).


Bonvalet Catherine, Lelièvre Éva. Mobilité en France et à Paris depuis 1945. Le filtre parisien. In:Population, 46e année, n°5, 1991 pp. 1161-1183.

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